Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 00:45

François sait que les taux des livrets d’épargne réglementés ont baissé au premier mai dernier, mais en dehors du Livret A, dont on a beaucoup parlé, il voudrait savoir quels sont les nouveaux taux pour les autres livrets.

Le Livret A est rémunéré aujourd’hui à 1,75% (contre 2,50% auparavant). Même chiffre pour le LDD, le Livret de développement durable ex CODEVI. Le LEP, le Livret d’épargne populaire, a une rémunération de 2,25% contre 3% auparavant. Le LEE, le livret d’épargne entreprise, est rémunéré à 1,25% contre 1,75% auparavant tout comme le CEL, le compte épargne logement.

Pour le PEL, le plan d’épargne logement, il n’y a pas de changement. Depuis le premier août 2003, la rémunération d’un PEL est de 2,50% hors prime d’Etat.

L’entreprise de Charlotte a mise en place un PERCO. Elle demande si elle a intérêt à souscrire sachant que l’épargne placée reste indisponible jusqu’à l’âge de la retraite.

Le PERCO permet de mettre de l’argent de coté en vue d’un complément de retraite en profitant d’un abondement, c’est-à-dire d’un coup de pouce financier de son employeur.

Et cela peut être intéressant. Le salarié peut verser dans son plan jusqu’à 25% de sa rémunération annuelle brute. Ce qui est énorme. Et l’entreprise peut ajouter à l’effort d’épargne de son salarié jusqu’à 16% du plafond annuel de la Sécurité sociale dans la limite du triple des versements faits par le salariés. Soit jusqu’à 5 489 €, qui est le montant annuel de la Sécurité sociale pour 2009.

Quand et comment sort-t-on d’un PERCO ?

Au moment de la retraite, encore qu’il existe des cas de déblocages anticipés, soit sous la forme d’un capital, soit sous la forme d’une rente viagère. On peut conseiller à Charlotte, de sortir en capital.

Pour quelles raisons ?

Tout d’abord parce qu’elle disposera de rentrées régulières avec sa pension de retraite et qu’un capital lui permettra soit de faire des voyages, soit d’acheter une résidence secondaire. Ensuite parce que ce capital est sans impôts alors que la rente est imposée à 40% de son montant entre 60 et 69 ans et à 30% de son montant ensuite.

Sandrine ne comprend pas la différence entre un contrat d’assurance décès et un contrat d’assurance vie.

Sandrine n’est pas la seule dans ce cas. Ce n’est effectivement pas la même chose. Un contrat d’assurance décès c’est comme une assurance automobile. C’est l’assurance d’un risque. Si le risque se produit – ici le décès ou l’invalidité - pendant le temps de couverture, l’assureur paie le capital convenu. Si le risque ne se produit pas, il n’y a aucun versement. Maintenant l’assurance vie est d’une autre nature. Il ne s’agit pas d’assurer un risque mais de placer de l’argent.

L’assurance vie c’est donc de l’épargne.

Si le souscripteur décède, il percevra le montant de l’épargne mise de coté et non un capital dont le montant à été fixé à l’avance comme c’est le cas pour une assurance décès.

Sandrine doit-elle souscrire une assurance décès ou une assurance vie ?

Tout dépend de sa situation. Si elle n’a pas suffisamment d’épargne, mieux vaut souscrire une assurance décès car, si le risque se réalise, le capital versé sera plus important. Si elle dispose d’une épargne importante, mieux vaut souscrire une assurance vie. L’idéal en fait pour la plupart d’entre nous et c’est certainement le cas de Sandrine, c’est de souscrire simultanément les deux et de diminuer le montant de l’assurance décès au fur et à mesure de ses versements en assurance vie. Quand les versements en assurance vie seront d’un montant suffisant, Sandrine pourra abandonner son assurance décès.

Par titi93 - Publié dans : economie
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